Domaine d’intervention GhostOps
Gestion d’alliances invisibles
Derrière les organigrammes et les process, une organisation fonctionne sur des loyautés, des pactes tacites, des dettes symboliques et des accords “de couloir”. Ces alliances invisibles peuvent stabiliser une entreprise ou, au contraire, neutraliser silencieusement un dirigeant, un projet ou une intégration.
La gestion d’alliances invisibles GhostOps vise à rendre lisibles ces réseaux d’influence réels, à distinguer les coalitions utiles des blocages toxiques, puis à réorienter les intérêts sans déclencher de guerre ouverte. L’objectif : stabiliser le pouvoir et les trajectoires sans casse inutile.
En 30 secondes
Ce que c’est
Une intervention ciblée pour cartographier les alliances réelles (loyautés, pactes, coalitions), comprendre ce qu’elles protègent ou bloquent, puis les rééquilibrer : renforcer, contourner, désamorcer ou recomposer.
Pour qui
Dirigeants généraux, DRH groupe, boards, nouveaux dirigeants nommés dans un environnement où “tout le monde se connaît” et où les décisions rationnelles se heurtent à des arrangements informels anciens.
Résultat attendu
Une cartographie exploitable des alliances, un plan d’activation et de désactivation gradué, des leviers concrets pour faire bouger les lignes sans mettre le système en surchauffe ni martyriser les acteurs.
Quand activer une gestion d’alliances invisibles ?
Situations typiques
- Arrivée d’un nouveau dirigeant dans une organisation très “ancienne maison”.
- Projet stratégique qui stagne sans raison officielle, mais avec une résistance diffuse.
- Organisation où “on ne sait plus qui décide vraiment” selon les sujets.
- Filiale ou site où les mêmes prénoms reviennent dès qu’un sujet sensible est évoqué.
Signaux de risque
- Décisions validées en comité, mais contournées ou ralenties sur le terrain.
- Managers qui “s’alignent” officiellement mais envoient d’autres signaux à leurs équipes.
- Personnes toujours présentes dans les conversations informelles, jamais exposées officiellement.
- Impression de double loyauté : envers l’entreprise, mais aussi envers un ancien dirigeant, un clan, un réseau externe.
Quatre configurations d’alliances invisibles
Cas n°1 – Réseau d’anciens du fondateur vs nouveau DG
Une ETI familiale est reprise par un groupe. Le fondateur part, un DG “groupe” est nommé. Officiellement, tout le monde le soutient. En pratique, un noyau d’anciens cadres, très loyaux à l’ancien patron, continue à décider entre eux des “vraies priorités” en marge des instances.
Intervention GhostOps : identification de ce noyau, analyse de ce qu’il protège réellement (méthode de travail, identités, réseaux de clients, statut). Cartographie des alliés potentiels du nouveau DG, à l’intérieur et à l’extérieur de ce cercle. Construction d’un plan de recomposition progressive : intégrer certains, repositionner d’autres, organiser une sortie honorable pour les plus incompatibles. Résultat : l’alliance “ancien monde” perd son monopole d’influence sans être humiliée, et le nouveau DG peut gouverner réellement.
Cas n°2 – Alliance DRH / managers intermédiaires qui neutralise la direction
Dans une filiale, la DRH et un groupe de managers intermédiaires se sont construits au fil des ans une alliance solide : ils filtrent l’information remontant à la direction générale, protègent certaines pratiques et amortissent les décisions impopulaires. Lorsqu’un nouveau directeur veut accélérer, tout se grippe sans opposition frontale.
Intervention GhostOps : entretiens ciblés pour comprendre l’histoire de cette alliance : elle a, à une époque, permis de sauver la filiale d’un management distant et déconnecté. Reconfiguration du contrat implicite : reconnaissance de ce rôle passé, repositionnement de la DRH et des managers sur un nouveau pacte (plus de transparence, plus de co-décision, moins de rétention). Résultat : l’alliance ne disparaît pas, mais se retourne en soutien de la transformation plutôt qu’en frein invisible.
Cas n°3 – Coalition informelle de “spécialistes clés” bloquant un programme
Un groupe lance un programme de transformation IT critique. Quelques experts historiques, très maîtrisés techniquement, sont indispensables pour le faire fonctionner. Ils se sont constitués, au fil du temps, en coalition de fait : ils choisissent ce qu’ils priorisent, dosent leur énergie en fonction de leurs intérêts, et savent que l’entreprise ne peut pas avancer sans eux.
Intervention GhostOps : cartographie précise de cette coalition : qui fait vraiment autorité, qui suit, qui doute. Mise en lumière des risques pour l’entreprise (dépendance excessive) mais aussi pour eux (épuisement, blocage de carrière). Construction d’un scénario où une partie de leur pouvoir est transformée en mandat formalisé (rôle d’architecture, de mentorat, de transfert), avec parallèlement l’élargissement du cercle de compétences. Résultat : la coalition devient une instance reconnue, partiellement institutionnalisée, et la dépendance personnelle diminue.
Cas n°4 – Interférences entre réseaux externes et décisions internes
Dans un secteur fortement syndiqué et régulé, certains cadres et représentants du personnel appartiennent à des réseaux externes puissants (associations professionnelles, réseaux politiques, instances consulaires). Officiellement, ces liens sont marginaux. En pratique, ils conditionnent certaines décisions internes ou bloquent des arbitrages.
Intervention GhostOps : identification des interférences entre ces réseaux externes et les décisions internes, en respectant les personnes et les cadres légaux. Distinction entre ce qui relève de l’influence légitime et ce qui devient un conflit d’intérêts ou un blocage toxique. Construction d’une stratégie de clarification (règles de gouvernance, périmètre de décision, transparence partielle) et, si nécessaire, repositionnement de certains acteurs. Résultat : les réseaux externes cessent d’être un angle mort permanent pour la gouvernance.
Comment se déroule une intervention sur les alliances invisibles ?
Étape 1 – Prise d’empreinte & hypothèses d’alliances
- Entretiens avec le sponsor (DG, DRH, membre du board) pour comprendre ce qui “coince” réellement.
- Collecte des signaux faibles : noms qui reviennent, lieux, moments, canaux informels.
- Formulation d’hypothèses d’alliances : qui protège quoi, qui bloque quoi, pour quelles raisons.
- Définition du niveau de profondeur accepté : observation légère ou investigation plus poussée.
Étape 2 – Cartographie des loyautés & coalitions
- Entretiens ciblés avec des acteurs-clés représentatifs (cadres, relais terrain, IRP, fonctions support).
- Repérage des liens forts (amitiés anciennes, fidélités, dettes symboliques, trajectoires communes).
- Analyse des circuits de décision réels, des lieux où les décisions “se font vraiment”.
- Construction d’une cartographie synthétique : axes d’alliance, zones neutres, foyers de conflit latent.
Étape 3 – Scénarisation des mouvements d’alliances
- Définition de ce qui doit être renforcé, protégé, déplacé ou dissous.
- Élaboration de scénarios gradués : incitations, nouvelles responsabilités, arbitrages, sorties.
- Préparation des messages et des gestes symboliques associés à chaque mouvement.
- Vérification de la compatibilité avec le cadre juridique, social et éthique de l’entreprise.
Étape 4 – Exécution discrète & stabilisation
- Accompagnement des décisions (nominations, changements de périmètre, missions, sorties).
- Suivi des réactions : qui se rapproche, qui se met à distance, qui se crispe.
- Ajustements progressifs pour éviter les ruptures brutales et les humiliations publiques.
- Installation de nouveaux points d’équilibre : rituels, instances, circuits de décision clarifiés.
Livrables concrets
- Cartographie des alliances, loyautés et coalitions par périmètre.
- Analyse des risques et opportunités liés à chaque alliance (stabilisation, blocage, dépendance).
- Identification des acteurs pivot (ceux qu’il faut renforcer, sécuriser, repositionner).
- Plan de mouvements d’alliances : actions graduées, séquencées, assumables.
- Éléments de langage et gestes symboliques associés aux décisions sensibles.
- Recommandations de gouvernance pour limiter les dérives futures (règles, rituels, garde-fous).
Ce que la gestion d’alliances invisibles GhostOps n’est pas
- Une entreprise de manipulation brutale ou de “chasse aux sorcières”.
- Une logique de purge systématique des opposants ou des anciens.
- Un contournement des cadres légaux, sociaux ou des droits des personnes.
- Une opération de pouvoir sans contrepartie pour la stabilité de l’organisation.
Exposer une situation de contre-pouvoir interne
Décrivez en quelques lignes le périmètre, les fonctions impliquées et la nature du blocage (veto informel, fonction support devenue “goulot”, tension avec la gouvernance, etc.). Nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées avec une première lecture et, si pertinent, un dispositif GhostOps possible.
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