Domaine d’intervention GhostOps
Repositionnement exécutif – Trajectoires de leadership pilotées
À partir d’un certain niveau, un dirigeant ne se “vend” pas, il se positionne. Sa trajectoire ne dépend plus seulement de sa performance, mais de la manière dont il est perçu, interprété et utilisé par les différents centres de pouvoir : siège, board, actionnaires, opérations, fonctions clés.
Le repositionnement exécutif GhostOps consiste à reprendre la main sur cette perception : narratif, preuves d’autorité, fenêtres d’apparition, trajectoire sur 6 à 18 mois. Nous travaillons là où se construit la légitimité d’un leader – pas sur la cosmétique de son profil.
En 30 secondes
Ce que c’est
Une intervention ciblée pour (re)positionner un dirigeant ou un profil clé dans un environnement politique complexe : cadrage du narratif, mise en scène des preuves d’autorité, gestion des apparitions et, si nécessaire, scénarisation d’une sortie ou d’un transfert.
Pour qui
PDG, DG, membres de Comex, directeurs de BU, profils clés exposés (CRO, CTO, CHRO…) dont la valeur dépend autant de la perception interne / externe que des résultats bruts.
Résultat attendu
Une trajectoire lisible, assumable et protectrice : légitimité clarifiée, appuis renforcés, risques de disqualification ou de marginalisation réduits, et, en dernier ressort, une sortie négociée qui ne détruit ni capital ni réputation.
Quand activer un repositionnement exécutif ?
Situations typiques
- Prise de poste très exposée (succession d’un fondateur, arrivée post-crise, fusion).
- Dirigeant performant sur le business mais fragilisé politiquement (perception, style, héritage).
- Membre de Comex mis “sur la sellette” sans feedback explicite ni trajectoire claire.
- Leader clé déplacé sur un périmètre moins visible, sans narration cohérente.
Signaux de risque
- Réunions où le dirigeant est “consulté” mais plus réellement écouté.
- Décisions importantes prises en dehors de son périmètre théorique.
- Multiplication de feedbacks informels flous : “trop clivant”, “pas assez aligné”, “fatigant”.
- Réduction progressive de son temps d’antenne dans les instances visibles ou face au board.
Quatre scénarios de repositionnement
Cas n°1 – Un DG “hérité” dans un groupe qui change de cycle
Une filiale de 1 200 personnes est dirigée depuis 8 ans par un DG reconnu pour avoir redressé l’activité. Le groupe change de cycle : pression accrue sur la croissance, exigences de transformation digitale, nouvelles attentes ESG. En interne, le DG est perçu comme “solide mais dépassé”. Les talents émergents ne se projettent plus avec lui.
Le CEO groupe ne veut pas déclencher un psychodrame social ni fragiliser une entité rentable, mais il ne peut plus assumer le statu quo devant le board.
Intervention GhostOps : prise d’empreinte discrète (CEO groupe, DRH groupe, quelques relais clés dans la filiale). Cadrage des options : repositionnement du DG en “passeur de témoin” sur 18 mois, binôme avec un directeur général délégué issu des nouvelles générations, ou préparation d’une sortie honorable avec récit valorisant. Construction d’un narratif qui transforme une éviction potentielle en transition orchestrée. Résultat : DG repositionné comme orchestrateur de la transmission plutôt que “remercié”, filiale stabilisée, board rassuré.
Cas n°2 – Une DRH groupe devenue bouc émissaire silencieux
Dans un groupe coté, la DRH groupe a porté plusieurs chantiers lourds (plans d’économies, renégociations sociales, harmonisation des statuts). Son image interne a dérivé : perçue comme “l’exécutrice des mauvaises nouvelles”, elle ne parvient plus à embarquer les dirigeants opérationnels sur les sujets de développement.
Officiellement, personne ne souhaite son départ, mais elle n’est plus sollicitée sur les sujets stratégiques – uniquement sur le normatif et le disciplinaire.
Intervention GhostOps : diagnostic fin de son capital d’influence réel (où elle compte encore, où elle est disqualifiée). Redéfinition d’un narratif orienté “construction” (talents, futur du travail, leadership) et non plus uniquement “contrainte”. Scénarisation de prises de parole ciblées (séminaires, interventions auprès des N-1, dossiers sponsorisés avec le CEO). Résultat : repositionnement progressif de la DRH comme partner stratégique, sans renier les décisions passées, mais en les intégrant dans un arc narratif plus large.
Cas n°3 – Un directeur commercial Europe “trop cher” politiquement
Directeur commercial Europe d’une division B2B, très performant en chiffre, mais perçu comme “individualiste” et “ingérable”. Il a ses entrées directes chez plusieurs grands comptes, court-circuite parfois les lignes hiérarchiques, et n’hésite pas à contester des décisions en Comex. Sa valeur business est élevée, mais sa tolérance politique diminue.
Le CEO hésite : le garder tel quel fragilise la cohésion du Comex, le pousser dehors fragilise des revenus critiques et peut envoyer un message dangereux au marché.
Intervention GhostOps : travail confidentiel sur trois options : recentrage du directeur sur un portefeuille clients stratégique avec mandat clair, repositionnement en rôle de “deal maker” transverse avec des garde-fous, ou sortie négociée avec contrat de conseil ciblé. Reconfiguration du narratif interne (“indispensable mais indiscipliné” → “spécialiste qu’on mobilise à bon escient”). Résultat : trajectoire cohérente, réduction des risques de clash public, préservation du chiffre d’affaires sur les comptes clés.
Cas n°4 – Une dirigeante prometteuse mal positionnée dans le timing
Une directrice des opérations, 42 ans, issue de la promotion interne, est objectivement l’un des profils les plus solides de sa génération. Mais elle émerge dans un moment où les sièges locaux sont en train d’être simplifiés, et où le groupe privilégie les profils très internationaux pour les postes de premier plan.
Sans clarification, elle risque de se heurter à un plafond politique, puis de quitter le groupe pour un concurrent – avec la conviction d’avoir été “censurée”.
Intervention GhostOps : définition avec le CEO et la DRH d’une trajectoire explicite sur 3 à 5 ans (mobilités potentielles, exposition internationale, rôles de transition). Construction d’un narratif de “leader en construction accélérée”, avec des fenêtres d’apparition choisies (projets transverses, missions spéciales, visibilité auprès du board). Résultat : rétention du talent, alignement entre ambitions personnelles et horizon réel de l’entreprise, réduction des frustrations silencieuses.
Comment se déroule un repositionnement exécutif GhostOps ?
Étape 1 – Cadre stratégique & lignes rouges
- Entretiens avec le sponsor (CEO, DRH, président du board) pour clarifier les enjeux réels : ce qui est négociable, ce qui ne l’est pas.
- Entretien confidentiel avec le dirigeant concerné (ou le profil clé) pour comprendre son histoire, ses actifs, ses angles morts, ses projets.
- Analyse des signaux déjà envoyés (feedbacks formels, décisions, non-dits, gestes symboliques).
- Formulation de 2 à 3 trajectoires possibles (consolidation, repositionnement, sortie orchestrée) avec leurs implications.
Étape 2 – Construction du narratif exécutif
- Définition d’un positionnement clair : rôle, valeur unique, périmètre, horizon.
- Élaboration d’un narratif cohérent avec la stratégie de l’entreprise (pas un storytelling artificiel).
- Identification des “preuves” à mettre en scène : résultats, alliances, relais, sponsors, projets visibles.
- Intégration des contraintes de gouvernance, de culture et de politique interne.
Étape 3 – Orchestration des apparitions & décisions clés
- Planification des moments d’exposition (instances, séminaires, projets, prises de parole formelles ou informelles).
- Préparation des messages, Q/R, angles à insister ou à éviter selon les cercles.
- Coordination avec les décisions RH (équipe, scope, nomination, mobilité) pour éviter les dissonances.
- Ajustements en temps réel en fonction des réactions de l’écosystème interne et externe.
Étape 4 – Stabilisation ou sortie maîtrisée
- Installation de nouveaux rituels et marqueurs de légitimité (gouvernance, interactions, sponsorship).
- Si une sortie est actée : scénarisation de la séquence (calendrier, messages, clauses, image).
- Transmission au sponsor des clés de lecture pour maintenir la cohérence du narratif dans la durée.
Livrables concrets
- Note de cadrage du repositionnement (enjeux, contraintes, scénarios).
- Profil de leadership et carte des appuis / résistances internes.
- Narratif exécutif structuré (angles, éléments clés, risques à encadrer).
- Plan d’exposition et de décisions sur 6 à 18 mois (fenêtres, étapes, messages).
- Éléments de langage pour les différents cercles (board, Comex, équipes, partenaires externes).
- Scénarisation éventuelle d’une sortie ou d’un transfert (options, impacts, trajectoires alternatives).
Ce que le repositionnement exécutif GhostOps n’est pas
- Un relooking de CV ou un simple travail de “personal branding” sur LinkedIn.
- Un coaching hors-sol qui ignore les rapports de force réels et la gouvernance.
- Une campagne de communication artificielle déconnectée des décisions concrètes.
- Un procédé d’éviction brutal maquillé sous des slogans de “transformation”.
Exposer une situation de repositionnement exécutif
En quelques lignes, décrivez le contexte, le rôle concerné et ce qui est en jeu (trajectoire, pouvoir, image, deal, gouvernance). Nous revenons vers vous sous 24 h ouvrées avec une première lecture, et, si pertinent, une proposition de trajectoire GhostOps.
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